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HISTORIQUE

 

A force de travailler sur des pièces de petites tailles pendant la création de ses couteaux, Alain Valette, sous le pseudo de Great-Phi, a ajouté une nouvelle corde à son arc. Il s'est pris de passion pour la microsculpture sur graphite. Vous aurez noté le clin d'oeil, Graphite est l'anagramme de Great-Phi. Son choix s'est porté sur les fragiles mines de crayons.


Depuis 2011, Alain sculpte des pièces uniques dans des mines de crayons de charpentier. Objets usuels, véhicules, instruments de musique et autres outillages, ces réalisations sont minuscules, parfois fixes ou pour certaines articulées et mobiles. Concerant ces dernières, telles celles présentées dans ce site, sont une exclusivité. Aucun autre sculpteur ne s'est aventuré à ce jour à fabriquer de si fragiles réalisations.

 

 

 

Avant d'explorer le fond des galeries de la mine, il faut savoir que...

L'usage d'un crayon solide et sec, concurrentiellement à l'encre, remonte à l'Antiquité. La pointe de métal a été longtemps utilisée pour réaliser des dessins ou pour écrire rapidement. Les Romains utilisaient un stylet de plomb, puis un alliage de plomb et d'étain. Cette pratique est à l'origine du terme mine de plomb, toujours en vigueur bien qu'il n'existe plus de véritable mine « en plomb » depuis le milieu du XIXe siècle.

Au cours du Moyen Âge on expérimente divers expédients, des sortes de mines qu'on entoure de bois pour les protéger de la casse. Au XVIIe siècle, on découvre en Angleterre un important gisement d'un minerai noirâtre dont on pense alors que c'est une substance semblable au plomb, d'où le nom qu'on lui donne, plombagine. Il s'agit en fait de graphite extrait de ces mines.

Le crayon moderne a été mis au point indépendamment par l'inventeur autrichien Joseph Hardtmuth en 1792 (l'Allemagne disposait de gisements de graphite de qualité très inférieure) et par le chimiste français Nicolas-Jacques Conté en 1795 pour remplacer le graphite pur (la plombagine) dont l'importation d'Angleterre était interdite par le blocus.

 

Le graphite

Le graphite est donc un minéral, noir, friable. Une fois extrait, il est réduit en poudre et mélangé dans l'eau avec du Kaolin (argile) dans des proportions variables en fonction de la dureté recherchée. Plus il y a d'argile plus la mine est dure et inversement. Ensuite, il est séché puis chauffé à très forte température (1200 °c) pour atteindre l'état solide quoique toujours fragile (souvenez-vous de votre enfance lorsqu'il s'agissait d' appointer correctement des crayons).

 

Le crayon de charpentier

Usuellement, le crayon de charpentier est destiné à marquer sur le bois les divers tracés nécessaires à son travail.

Il doit être robuste : la section de la mine (environ 5 mm x 2 mm) est plutôt rectangulaire (parfois ovale), comme la section du corps du crayon lui-même. Ce qui lui évite de rouler lorsqu'il est posé.

 

Les microsculptures

La découverte de mines en graphite sculptées par de grands artistes a favorisé mon intéret pour cette activité. Devenu loisir, la microsculpture dans le graphite est, à mon sens, une forme de méditation, d'évasion et depuis peu de temps de la création pure.

Fastidieuse, la réalisation d'une pièce en graphite, nécessite de longues heures de travail et de concentration. Le moindre faux mouvement et c'est la casse assurée... C'est pourquoi je crée seulement une douzaine de microsculptures par an.

Robuste et présentant un volume de matière à sculpter plus important que le crayon à dessin traditionnel, le choix pour la mine de crayon de charpentier m'est devenu évident.

Toutes les photos sont réalisées par mes soins.

 

 

"A l'heure des imprimantes 3D laser, toutes les créations présentes sur ce site sont entièrement faites à la main"

 

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